Analyse
Densifier ou protéger le pavillonnaire ? Un faux dilemme
L'autorité environnementale demandait de densifier le pavillonnaire. Les élus ont voté l'inverse. Qui a raison ?
Le premier PLUi de Paris Terres d'Envol (8 communes du 93) vient de verrouiller la division des parcelles pavillonnaires pour protéger ce tissu : fraîcheur urbaine, perméabilité, fin du mitage.
Sauf que l'autorité environnementale (MRAe) demandait… l'inverse. Elle voyait dans ces milliers de pavillons sous-occupés le gisement qui éviterait de bétonner 143 hectares d'espaces naturels ailleurs.
Deux logiques écolo qui s'affrontent : préserver le pavillon, ou mieux l'habiter ?
Pour moi, c'est un faux dilemme. Interdire la division, c'est figer. Mais densifier n'est pas découper en lots. On peut accueillir un foyer de plus dans une maison devenue trop grande — sans une truelle de béton supplémentaire, sans toucher au jardin.
La vraie question n'est pas « préserver OU densifier ».
C'est : comment fait-on entrer un ménage de plus dans le bâti qui existe déjà ?
Et vous, vous le voyez comment ?