500 000 logements adaptés manquants : pas un EHPAD de plus
500 000.
C’est le nombre de logements adaptés au vieillissement qu’il faudra créer d’ici 2050, selon le Conseil de la CNSA. Ce qu’on appelle l’habitat intermédiaire : ni le domicile d’origine laissé tel quel, ni l’EHPAD. On en compte environ 280 000 aujourd’hui. Il en manque presque la moitié.
Devant ce chiffre, le réflexe est connu : construire des établissements. Plus de murs, plus de lits.
Mais la plupart des personnes âgées ne veulent pas d’un établissement. Elles veulent rester chez elles. Dans leur maison, leur rue, leur quartier.
Et il se trouve qu’elles y sont déjà.
Le vieillissement ne se concentre pas dans les centres-villes. Il est massif dans les couronnes pavillonnaires — ces lotissements des années 60 et 70 où une génération entière a fondé sa famille et vieillit aujourd’hui sur place.
Le logement adapté de demain, dans bien des cas, c’est ce pavillon. À condition de le rendre habitable pour vieillir : une chambre et une salle d’eau de plain-pied, un accès sans marche. Et parfois un second logement, pour accueillir un proche, un aidant, ou simplement percevoir un revenu.
Adapter ce qui existe coûte moins cher que bâtir du neuf. Et ça respecte ce que les gens demandent vraiment : ne pas partir.
On n’a pas besoin d’un EHPAD de plus à chaque coin de rue. On a besoin de regarder autrement les maisons qui sont déjà là.
C’est le travail que je mène. J’en reparle très vite.